Les inspirations & influences agricoles

Au travers de cette page, mon but est de vous faire part de ma compréhension par rapport à l’agriculture et ses enjeux. 

 

L’agriculture commença; on pense il y a près de 10 000 ans. Avant cela, nos ancêtres étaient de redoutables chasseurs-cueilleurs. Ce passage clé entre un âge de la subsistance à celui de l’agriculture n’est pas des moindres, car il permit à nos groupements humains de se consolider en civilisations plus stables. C’est à partir de ce moment-là qu’il devint possible de commencer à se projeter dans l’avenir. En même temps, il peut être intéressant de se rendre compte qu’avec l’apparition de l’agriculture va commencer l’explosion démographique de l’homme qui s’accentuera de manière drastique avec la révolution industrielle (transformant l’énergie humaine ou animale par une énergie de plus en plus mécanique et fossile et donc de moins en moins durable à long terme). 

Il est important que nous repassions ensemble certaines notions et termes afin de bien nous comprendre.

 

L’agriculture : d’après le  Larousse, l’agriculture est l’ensemble des travaux dont le sol fait l'objet en vue d'une production végétale. Plus généralement, ensemble des activités développées par l'homme, dans un milieu biologique et socio-économique donné, pour obtenir les produits végétaux et animaux qui lui sont utiles, en particulier ceux destinés à son alimentation.[1]

 

L’agronomie : selon le Larousse l’agronomie est l’étude des relations entre les plantes cultivées, le sol, le climat et les techniques de culture, dont les principes régissent la pratique de l'agriculture. Étude scientifique de tous les processus concernant l'agriculture. En d’autres termes, l’agronomie est la science de l’agriculture. 

La biologie (du grec ; bios : la vie et logos : le discours / la science) :

1. Ensemble de toutes les sciences qui étudient les espèces vivantes et les lois de la vie.

2. Plus particulièrement, étude scientifique du cycle reproductif des espèces animales et végétales, du déroulement de la vie individuelle, par opposition à la physiologie, qui étudie les lois constantes du fonctionnement des êtres.[2]

 

Le biologique : L’agriculture biologique constitue un mode de production qui trouve son originalité dans le recours à des pratiques culturales et d'élevage soucieuses du respect des équilibres naturels. Ainsi, elle exclut l'usage des produits chimiques de synthèse, des OGM et limite l'emploi d'intrants. [3]

 

Un intrant : est un produit que l’on vient ajouter au sol ou à la plante afin de l’aider à se développer ou se protéger. Ce produit peut se retrouver sous forme liquide ou solide. 

 

Quelque chose qui est dit « biologique » est en d’autres mots « naturel » cela ne veut pas dire pour autant qu’il soit «bon». 

L’écologique : L’agriculture écologique met essentiellement l’accent sur la proximité des intervenants afin de minimiser l’empreinte carbone d’un aliment ou d’une production, mais aussi sur l’économie qui peut être faite en minimisant l’emploi d’intrants et de travail du sol. 

L’agroécologie : est un terme qui a été utilisé pour la première fois par un agronome américain Basil  Bensin au début du XXe siècle. Ce terme est défini comme l’application de l’écologie à l’agriculture.

Le maraichage (ou agriculture maraichère): est un terme qui est apparu au XVIIIe siècle désignant l'activité des jardiniers cultivant des fruits et légumes sur des parcelles de terre (jardins potagers) se trouvant aux portes de Paris. L'urbanisation de Paris fut l'une des grande cause repoussant ce types de cultures plus vers les campagnes.  

 

La permaculture : est une abréviation pour culture permanente.  La permaculture est une science de conception de cultures, de lieux de vie, et de systèmes agricoles humains utilisant des principes d'écologie et le savoir des sociétés traditionnelles pour reproduire la diversité, la stabilité et la résilience des écosystèmes naturels.[4]

L’agriculture conventionnelle : est une agriculture occidentale moderne qui a recours à une mécanisation poussée ainsi qu'aux pesticides et engrais chimiques. C'est l'agriculture qui est la plus répandue à travers le monde, se divisant en plusieurs catégories (1. Intensive = maximiser la production par rapport aux facteurs de production, le but étant de maximiser les rendements / 2. Extensive : une agriculture dont la production est faible par rapport à la surface cultivée.

 

L’agriculture raisonnée : est une pratique de l’agriculture conventionnelle, mais où l’agriculteur met un maximum en œuvre afin de minimiser les intrants et ses techniques de production. L’agriculture raisonnée se veut plus économique et écologique, mais est seulement basée sur la bonne foie de l’agriculteur.  

Au travers de ces différents courants il me semble important de vous exposer mon positionnement dans cet univers agricole.

 

Personnellement, je ne suis pas pour une segmentation par « case » ou par « type » d’agriculture. Je pense qu’il y a du bon dans toutes ces différentes « techniques ».

 

Si je devais en choisir une, ce serait celle de l’Agroécologie, car il me semble être la plus complète et la durable aussi bien pour les consommateurs que pour les producteurs.  

 

Il est important de rester très ouvert et curieux, car même si nous pensons maitriser et dominer les techniques de culture, je pense que nous avons encore beaucoup à apprendre.

 

Aujourd’hui, une grande vague s’est mise en faveur du biologique, ce qui est une excellente chose, car l’agriculture conventionnelle a été trop loin dans ses pratiques. Néanmoins, il ne faut pas pour autant diaboliser les exploitations conventionnelles ; mettre des produits chimiques sur des cultures couts très chers et les agriculteurs qui le font ne le font certainement pas pour le plaisir, mais par ce qu’ils se sont retrouvés dans un système fermé ou ils ne savent pas qu’il peut y avoir d’autres méthodes à appliquer. À contratrio il existe aussi des exploitations biologiques qui produisent des aliments pleins de souffre et/ou de cuivre qui s’avère ne pas être bien meilleur pour la santé que des produits venant d’exploitation conventionnelle. Le biologique est devenu une telle niche de croissance dans le secteur agricole qu’il s’avère il y avoir malheureusement des abus non négligeables.

 

Vaut-il mieux manger du miel bio venant du Guatemala ou un miel dont vous connaissez l’association estudiantine ou le producteur qui se trouve à moins de 15 kilomètres de chez vous ? Cette question vous montre la différence entre biologiques : un cahier des charges à respecter – pas de chimique / pas de produit de synthèse et de la production pleine terre, faces à de l’écologique : qui se veut le plus respectueux possible pour l’environnement. La question reste ouverte ;-)

 

Vous trouverez-ci joint une série d'ouvrages que je ne peux que vous recommander si ces sujets agricoles vous intéresse : 

How to grow more vegtables / John Jeavons

La permaculture de Sepp Holzer / Sepp Holzer

La forêt jardin / Martin Crawford

Le verger bio arbres et arbuster / A.N. Pontoppidan

Le jardinier-maraîcher / Jean-Martin Fortier

Perma-Culture / Bill Mollison & David Holgren

[1] www.larousse.fr/dictionnaires/francais/agriculture/1773

[2]http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/biologie/9430#hGs3jdIEK0DWv4yk.99

[3] agriculture.gouv.fr/lagriculture-biologique-1

[4] Adapté de «Edible Forest Gardens, Ecological Vision and Theory for Temparate Climate Permaculture», Dave Jacke. p 354.

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